HELPEN - ASSOCIATION RECONNUE D'INTERET GENERAL - LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL ENTRE PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE

Relance publique – DGRH : mai 2025, où en sommes-nous ?

Relance publique – DGRH - Direction générale des ressources humaines, Mai 2025 : le silence persiste En mai 2025, HELPEN Education nationale a été reçue par la DGRH - Direction générale des ressources humaines après plus d’un an d’attente. Huit dossiers d’agents en grande souffrance et dans une situation d'urgence ont été transmis, dont plusieurs signalés par des députés (article 40). Depuis : aucune réponse. Malgré plusieurs relances, dont une réunion au Ministère de l'Éducation nationale le 19 décembre 2025, rue de Grenelle, le silence demeure.

Helpen

1/22/20262 min read

En mai 2025, après plus d’un an d’attente et à notre demande expresse, l’association HELPEN Éducation nationale a été reçue par la DGRH – Direction générale des ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale.

Cette rencontre devait marquer une étape décisive dans le traitement de situations humaines particulièrement graves, portées par des agents de l’Éducation nationale en grande souffrance.

Huit dossiers transmis, aucune réponse reçue

Lors de cette réunion, huit dossiers individuels ont été officiellement transmis à la DGRH.

Il s’agit de situations lourdes, documentées, concernant des agents dont l’état de santé, la carrière et parfois la survie professionnelle sont directement affectés par des dysfonctionnements institutionnels persistants.

Plusieurs de ces dossiers ont par ailleurs été signalés par des députés sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale, ce qui souligne la gravité des faits rapportés et la nécessité d’un traitement rigoureux et rapide par l’administration centrale.

Pourtant, depuis mai 2025 : aucune réponse.

Ni sur les engagements évoqués lors de la rencontre, ni sur l’avancée des dossiers individuels.

Des relances répétées, un silence persistant

HELPEN Éducation nationale a multiplié les relances. Une troisième relance a été formulée directement auprès de notre interlocuteur à la DGRH lors de la réunion du 19 décembre 2025, rue de Grenelle.

Une quatrième relance a été adressée cette semaine.

Malgré cela, le silence institutionnel persiste. Ce silence n’est pas un simple dysfonctionnement administratif. Il est un acte en soi. Lorsqu’il concerne des agents en détresse, il devient une forme de violence institutionnelle.

Une responsabilité claire de la DGRH

Il convient de le rappeler fermement : il est de la responsabilité de la DGRH de traiter les situations individuelles, en lien avec les rectorats concernés, et de garantir une réponse administrative conforme aux obligations de l’employeur public.

La DGRH ne peut se défausser ni sur les services déconcentrés, ni sur la complexité des situations.

L’administration centrale a un rôle d’arbitrage, de coordination et de protection des agents. Ce rôle engage sa responsabilité morale, administrative et juridique.

Aider la DGRH à faire son travail ?

Depuis mai 2025, HELPEN Éducation nationale a déposé une demande formelle de subvention afin de pouvoir assurer — bénévolement — un travail de suivi, d’accompagnement et de médiation que la DGRH est pourtant censée remplir elle-même.

Christophe Géhin, pourriez-vous nous aider à aider la DGRH ? Ne pas assurer le suivi des agents relève de l’inertie institutionnelle.

Ne pas répondre aux sollicitations répétées relève du silence institutionnel. Dans les deux cas, ce sont les agents qui en paient le prix.

Des engagements qui ne peuvent rester lettres mortes

Les engagements pris en mai 2025 ne peuvent rester lettres mortes. Cette inaction prolongée n’est plus tenable. Elle abîme, elle épuise, elle détruit moralement, et parfois physiquement.

Le respect strict et minimal de la loi ne suffit plus. Il faut désormais du courage administratif, une vigilance éthique constante et, avant tout, de l’humanité.

HELPEN poursuit son action, le ministère doit agir

HELPEN Éducation nationale continuera à défendre les agents:

  • individuellement et collectivement,

  • à documenter les dérives institutionnelles,

  • et à proposer des solutions concrètes, réalistes et opérationnelles.

Mais il appartient désormais au ministère de l’Éducation nationale de passer des mots aux actes.

Chaque jour sans réponse est une faute morale.