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Quand la communication RH se heurte à la réalité vécue par les agents
En décembre 2025, une académie publie sa lettre d’information RH. Le document se veut rassurant, moderne, aligné sur les priorités ministérielles : « relation agents », « simplification administrative », « santé et sécurité au travail », « accompagnement des personnels ». Sur le papier, tout y est.
Helpen
1/9/20263 min read


Silence institutionnel et excuses
En décembre 2025, une académie publie sa lettre d’information RH. Le document se veut rassurant, moderne, aligné sur les priorités ministérielles : « relation agents », « simplification administrative », « santé et sécurité au travail », « accompagnement des personnels ».
Sur le papier, tout y est.
Mais confrontée à une situation réelle, vécue par un agent de cette même académie, cette communication prend une tout autre dimension. Une analyse comparative, réalisée à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle à partir de documents officiels et d’éléments factuels, met en évidence un contraste saisissant entre les principes affichés et les pratiques constatées.
La « relation agents » comme priorité… théorique
La lettre RH affirme que la « relation agents » est au cœur de la stratégie ministérielle et académique.
Dans la situation analysée, un agent a pourtant été muté sans pouvoir se défendre efficacement sur le rapport principal le concernant, rédigé après sa consultation du dossier. Sa situation personnelle et familiale n’a jamais été examinée. Des éléments de preuve transmis pour contester les accusations portées contre lui sont restés sans réponse pendant plus d’un an.
La question se pose alors : que recouvre concrètement cette « relation agents » lorsqu’un agent n’est ni entendu, ni protégé, ni accompagné ?
Santé et sécurité au travail : un discours déconnecté
Le rectorat se félicite également de diffuser un guide « Santé et Sécurité au Travail », destiné à développer une « culture partagée » de prévention des risques professionnels. Dans les faits, l’agent concerné décrit une succession de mesures brutales : changement de serrures sans information préalable, fouille de son poste de travail, coupure des accès numériques, mutation entraînant une perte de près de 40 % de sa rémunération et une désorganisation profonde de sa vie familiale.
Parallèlement, des accusations de harcèlement, qui ont fait l’objet d’un classement sans suite, continuent de produire des effets administratifs.
La prévention des risques professionnels est évoquée, mais la question centrale demeure : qui protège les agents lorsque le risque émane de l’institution elle-même ?
L’accompagnement… réservé à certains profils
La lettre RH insiste sur l’accueil et l’accompagnement des « nouveaux arrivants », afin de favoriser un sentiment d’appartenance.
Dans le cas étudié, un agent comptant plus de quinze années de service n’a bénéficié d’aucune médiation, d’aucune recherche de solution alternative, d’aucun accompagnement. La réponse a été exclusivement disciplinaire et administrative, sans prise en compte de l’ancienneté ni du parcours professionnel.
Ce décalage nous interpelle à Helpen : le sentiment d’appartenance est-il conditionné à la conformité, et que devient-il lorsque l’agent devient « problématique » ?
Des contacts RH nombreux, une écoute absente
La lettre RH détaille enfin de multiples contacts et circuits administratifs, donnant l’image d’une organisation accessible et structurée.
Pourtant, dans la situation analysée, des courriers étayés et des pièces justificatives transmis à l’administration sont restés sans réponse. Des documents contestés demeurent dans le dossier administratif, malgré des éléments probants contraires. Les canaux existent. L’effectivité du traitement, non.
Ce que révèle ce décalage
Ce cas n’est ni isolé ni exceptionnel. Il illustre un phénomène plus large, régulièrement documenté par les associations dont Helpen et les collectifs d’agents : un double discours institutionnel, où la communication sur la qualité de vie au travail progresse plus vite que les pratiques réelles de protection des personnels.
L’analyse par IA, ici utilisée comme outil de mise à distance et de comparaison, ne fait que révéler très efficacement ce que de nombreux agents vivent : une incohérence inquiétante entre les principes affichés et les effets concrets des décisions administratives.
Les grands absents du discours officiel
La lettre RH ne mentionne notamment jamais :
la prévention du harcèlement moral entre personnels,
les recours effectifs en cas de conflit avec la hiérarchie,
les données statistiques sur les mutations d’office, les signalements ou les arrêts maladie liés à la souffrance au travail,
ni la pénurie chronique de médecins de prévention.
Autant d’angles morts qui contribuent à invisibiliser un risque psychosocial pourtant majeur : le harcèlement institutionnel.
Des actes, au delà des belles paroles
Communiquer sur la santé et la relation aux agents est nécessaire. Mais cela ne saurait se substituer au respect effectif du droit, à la loyauté administrative et à la protection réelle des personnels.
Ce que montre ce cas, c’est qu’il ne suffit pas d’énoncer des principes. Encore faut-il qu’ils produisent des effets tangibles. À défaut, la communication devient une façade... et le silence administratif, une forme de violence supplémentaire.
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