HELPEN - ASSOCIATION RECONNUE D'INTERET GENERAL - LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL ENTRE PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE
Mettre fin à l’inaction institutionnelle : pourquoi le travail parlementaire est désormais central
À la suite de notre rencontre, le député Arnaud Bonnet a accepté de porter ces préoccupations au plus haut niveau. Le 10 février 2026, il a ainsi posé une question orale au ministre de l’Éducation nationale, interpellant directement le Gouvernement sur la prise en charge de Caroline Grandjean et des signalements d’agents victimes et sur les mécanismes de prévention et de protection.
Helpen
2/10/20263 min read
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Depuis plusieurs mois, l’association HELPEN mène un travail patient, documenté et exigeant pour alerter sur une réalité trop longtemps reléguée au silence : le harcèlement moral entre agents de l’Éducation nationale et, surtout, l’inaction institutionnelle qui permet à ces situations de perdurer.
Notre démarche n’est ni partisane ni idéologique. Elle repose sur un constat simple : lorsqu’une administration ne répond plus à ses propres agents, lorsque les alertes écrites restent sans suite, lorsque les dispositifs de protection fonctionnelle sont ignorés ou détournés, alors c’est l’État de droit lui-même qui se fragilise dans son fonctionnement quotidien.
Le rôle décisif des députés dans un contexte d’inaction administrative
Face à l’absence persistante de réponses de la part de plusieurs directions du ministère de l’Éducation nationale — Direction générale des ressources humaines, Direction des affaires juridiques, cabinets — le recours au travail parlementaire s’est imposé comme une évidence démocratique.
Les députés disposent d’un levier essentiel : celui du contrôle de l’action du Gouvernement. Par leurs questions écrites et orales, par leur capacité à demander des auditions, à initier des commissions d’enquête, ils peuvent contraindre l’exécutif à sortir du silence et à rendre des comptes publiquement.
C’est dans cet esprit que l’association HELPEN a engagé une série de rencontres avec des parlementaires, afin de présenter de manière rigoureuse nos constats, nos données, et notre proposition de création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’inaction institutionnelle face au harcèlement moral dans l’Éducation nationale.
Une étape importante : la question orale du 10 février 2026
À la suite de notre rencontre, le député Arnaud Bonnet a accepté de porter ces préoccupations au plus haut niveau. Le 10 février 2026, il a ainsi posé une question orale au ministre de l’Éducation nationale, interpellant directement le Gouvernement sur la prise en charge de notre collègue Caroline Grandjean, qui s'est suicidée le 1er septembre 2025, et plus généralement des signalements d’agents victimes et sur les mécanismes de prévention et de protection.
Ce moment marque une étape clé dans notre stratégie : faire entrer un sujet longtemps traité dans l’ombre administrative dans l’espace public et démocratique du Parlement.
Dans un souci de transparence totale, nous publions dans cet article la réponse du ministre de l’Éducation nationale à cette question orale. Cette réponse constitue un élément essentiel du débat public : elle permet à chacun, agents, syndicats, citoyens, de mesurer l’écart entre les discours institutionnels et les réalités vécues sur le terrain.
"« Concrètement, il y a eu un traitement juridico-admistratif, voire bureaucratique, d’une situation dramatique », a affirmé Edouard Geffray à propos du cas de Caroline Grandjean. « Plus que dramatique puisqu’elle a mis fin à ses jours à la suite d’attaques lesbophobes dont elle était victime par des tiers qui n’ont pas encore été identifiés », a-t-il ajouté. Le ministre a cependant souligné qu’« il n’y a pas eu, dans l’analyse [des inspecteurs] de volonté de nuire » ni de faute individuelle identifiée. « Ceux qui gèrent les autres, ce sont aussi des hommes et des femmes. Ils ne sont pas inhumains », a-t-il insisté, évoquant plutôt une mécanique administrative ayant failli.
Pourquoi une commission d’enquête parlementaire reste indispensable
Les questions parlementaires, aussi nécessaires soient-elles, ne suffisent pas à elles seules à traiter un phénomène systémique. Le harcèlement moral dans l’Éducation nationale n’est pas une succession de cas isolés ; il révèle des défaillances structurelles : absence de traçabilité des signalements, confusion des rôles hiérarchiques, enquêtes internes insuffisamment indépendantes, culture du silence, protection implicite des fautes individuelles au nom de l’institution.
Une commission d’enquête parlementaire est aujourd’hui le seul outil capable :
d’établir un diagnostic indépendant et approfondi,
d’auditionner l’ensemble des acteurs concernés,
de mettre en lumière les responsabilités à chaque niveau,
et de formuler des propositions contraignantes et opérationnelles.
Il ne s’agit pas de discréditer l’Éducation nationale, mais au contraire de la protéger. Distinguer la faute individuelle de l’agent du service rendu à la Nation est une condition essentielle pour restaurer la confiance et redonner du sens à l’engagement professionnel.
Une stratégie fondée sur la transparence et la persévérance
HELPEN poursuivra son travail avec méthode : rencontres avec les parlementaires, information du public, publication de données, mobilisation citoyenne. Nous continuerons à documenter les situations, à accompagner les agents, et à exiger des réponses claires.
L’inaction institutionnelle n’est pas une fatalité. Elle prospère dans le silence. La démocratie, elle, commence lorsque les questions sont posées publiquement et que les réponses engagent.
C’est à cette condition que l’École pourra redevenir un lieu d’exemplarité pour celles et ceux qui y travaillent… et pour les élèves qu’elle prétend protéger.
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