HELPEN - ASSOCIATION RECONNUE D'INTERET GENERAL - LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL ENTRE PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE
Harcèlement dans l’Éducation nationale : HELPEN interpelle la DGRH
L’association HELPEN maintient sa position, réaffirmée lors de son assemblée générale de mars 2026. Elle demande un retour écrit sur les dossiers en souffrance et souhaite la mise en place d’une enquête parlementaire sur les violences entre personnels de l’Éducation nationale. Les positions sont résumées ainsi : HELPEN ne souhaite pas s’inscrire dans une logique de confrontation, tandis que la DGRH aspire à un climat apaisé. « Nous sommes donc d’accord : chacun a fait un pas, et ce pas est important. » La DGRH propose de poursuivre le dialogue, tout en rappelant les limites de ses compétences réglementaires. Un point d’étape est envisagé en septembre 2026.
Helpen
4/20/20263 min read


Le 15 avril, HELPEN a rencontré la DGRH. Constat : un écart persistant entre les discours et la réalité du terrain.
Le 15 avril 2026, l’association HELPEN a été reçue par la Direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’Éducation nationale. Au cœur des échanges : le harcèlement entre personnels, la souffrance au travail et les limites des politiques actuelles de prévention.
Une rencontre attendue, des constats partagés… mais des divergences fortes
D’un côté, la DGRH défend une logique de pilotage national. Sa mission : fixer des orientations stratégiques, structurer une politique de prévention des risques psychosociaux et accompagner les rectorats, qui restent responsables de la gestion des situations individuelles.
L’administration reconnaît que « la situation n’est ni parfaite ni idyllique », tout en mettant en avant des progrès récents et de nouveaux outils à venir pour renforcer la culture de prévention.
De l’autre, HELPEN dresse un constat beaucoup plus critique : celui d’une « dilution des responsabilités ». Selon l’association, l’absence de contrôle effectif au niveau central permet des pratiques très inégales selon les académies, laissant certains agents sans réponse ni protection.
« Aidez-nous à vous aider » : une formule simple, répétée par HELPEN, pour appeler à une coopération concrète.
Sur le terrain, des dispositifs jugés insuffisants
Le ministère met en avant l’existence de cellules de signalement dans chaque académie, ainsi que des référents harcèlement. Des outils censés garantir une écoute indépendante et accessible.
Mais pour HELPEN, la réalité est tout autre. L’association pointe :
des délais de traitement trop longs,
une protection fonctionnelle difficile à obtenir,
et, dans certains cas, une absence de recherche de responsabilité des auteurs.
Résultat : un sentiment d’abandon largement partagé par les agents concernés.
« La confiance ne se décrète pas : elle se construit par les actes et les résultats. »
Souffrance psychique : un point de rupture
Autre sujet majeur : la reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail.
La DGRH rappelle le cadre réglementaire, fondé sur des expertises médicales et des procédures formelles. Elle reconnaît la réalité de la souffrance, tout en soulignant la complexité des situations professionnelles.
HELPEN dénonce, de son côté, un « système de déni ».
L’association alerte sur l’ampleur du phénomène, évoquant un « suicidomètre » estimant à un suicide par jour dans l’Éducation nationale. Face à cette situation, elle annonce envisager :
des actions judiciaires collectives,
des saisines du procureur,
et une demande d’enquête parlementaire.
Des dossiers individuels qui illustrent un malaise systémique
Au-delà des principes, HELPEN s’appuie sur plusieurs cas concrets pour illustrer les dysfonctionnements.
À Paris, un enseignant en classe préparatoire évoque six années de harcèlement, des menaces directes, un retour au travail imposé sans avis médical et une absence de réponse à sa demande de protection fonctionnelle.
Dans l’académie d’Amiens, un ancien proviseur décrit une situation devenue intenable, marquée par des menaces, un refus de mutation et une impression d’« impasse administrative ». Une plainte pénale est en cours.
Face à ces situations, la DGRH rappelle le principe de déconcentration : les décisions relèvent des rectorats ou, selon les cas, de directions spécifiques du ministère.
Une réponse jugée insuffisante par HELPEN : « Pour un agent dont la santé est menacée, entendre “ce n’est pas nous” est inaudible. »
Les 7 piliers d’une politique efficace selon HELPEN
Pour sortir de l’impasse, l’association propose une approche structurée, fondée sur sept leviers :
un engagement clair de la hiérarchie,
des règles opposables à tous,
une transparence des données,
des canaux d’alerte indépendants,
des enquêtes impartiales,
des sanctions effectives,
un contrôle régulier des dispositifs.
Objectif : passer d’une gestion fragmentée à une véritable culture de responsabilité et de prévention.
Un dialogue ouvert, mais sous tension
La réunion s’est conclue sur une volonté partagée de poursuivre les échanges. La DGRH se dit ouverte au dialogue, tout en rappelant les limites de ses compétences. HELPEN, de son côté, maintient ses exigences :
un retour concret sur les dossiers transmis,
une prise de responsabilité claire,
et une mobilisation politique plus large.
« Nous ne voulons pas être en mode combat. Mais nous ne pouvons plus accepter l’inaction. » Un prochain point d’étape est envisagé en septembre 2026.
En filigrane, une question centrale
Au-delà des dispositifs et des procédures, une interrogation demeure : l’institution est-elle aujourd’hui capable de protéger réellement ses agents ?
Pour HELPEN, la réponse dépendra désormais des actes.
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