HELPEN - ASSOCIATION RECONNUE D'INTERET GENERAL - LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL ENTRE PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE
DGRH : une réponse qui confirme le problème - RDV le 15 avril à la DGRH.
Après des mois de silence, la DGRH a répondu à HELPEN Éducation nationale suite à la transmission de dossiers d’agents en grande souffrance. Cette réponse était attendue. Elle est aujourd’hui éclairante. Non pas par ce qu’elle apporte. Mais par ce qu’elle révèle. Nous choisissons de la publier ici, et de la transmettre aux députés de la Commission à l'Assemblée nationale demain.
Helpen
3/23/20263 min read


Silence, inertie, renvoi : ce que révèle vraiment la réponse de la DGRH
Le 18 mars 2026, la Direction générale des ressources humaines (DGRH) du ministère de l’Éducation nationale a finalement répondu à l’association HELPEN Éducation nationale.
Après des mois de silence. Après des relances répétées. Après la transmission de dossiers graves, précis, documentés.
Cette réponse était attendue. Elle était espérée. Elle est, en réalité, profondément révélatrice. Non pas de ce que fait l’institution. Mais de ce qu’elle ne fait plus.
HELPEN n’a pas saisi la DGRH pour obtenir un rappel des textes, ni une présentation des politiques publiques en matière de prévention des risques psychosociaux.
L’association a transmis des situations humaines. Des trajectoires brisées. Des agents en souffrance, parfois durable, parfois irréversible. Et à ces situations concrètes, l’administration répond par des principes généraux.
Elle parle de dispositifs. Elle évoque des cadres. Elle rappelle ce qui existe. Mais elle ne dit rien de ce qui est fait.
Pas un mot sur l’état des dossiers.
Pas un mot sur les actions engagées.
Pas un mot sur les responsabilités.
La réponse est là. Le traitement, lui, reste absent. Ce décalage n’est pas une maladresse. Il est devenu une méthode. Face à des situations individuelles, l’institution oppose des politiques globales Face à des alertes précises, elle mobilise des dispositifs abstraits. Face à des urgences humaines, elle produit un discours administratif.
C’est ainsi que s’installe une forme de déni institutionnel : non pas en niant les faits, mais en refusant de les traiter concrètement.
La phrase centrale du courrier est sans doute la plus éclairante : la DGRH indique avoir « appelé l’attention des recteurs » sur les situations signalées. Tout est dit.
L’administration centrale ne traite pas. Elle transmet. Elle signale. Elle renvoie. Et dans cet espace de renvoi, les dossiers se diluent, les responsabilités se dispersent, les agents s’épuisent. Ce n’est pas seulement un dysfonctionnement.
C’est un mode de fonctionnement.
Car pendant que les responsabilités circulent, les situations, elles, stagnent. Pendant que les niveaux administratifs se répondent, les agents, eux, attendent. Ils attendent une réponse. Ils attendent une décision. Ils attendent une reconnaissance. Et trop souvent, ils n’obtiennent que le silence.
Il faut le dire clairement : ce silence n’est pas neutre. Il abîme. Il isole. Il fragilise. Il peut détruire.
Lorsqu’une institution ne répond plus à ses propres agents, elle ne produit pas seulement de la lenteur administrative. Elle produit une rupture. Une rupture de confiance. Une rupture de protection. Une rupture de sens.
La réponse du 18 mars ne résout rien. Elle confirme un problème plus profond : une difficulté structurelle à traiter les situations humaines lorsqu’elles deviennent complexes, sensibles, dérangeantes.
Et c’est précisément dans ces situations que l’institution est attendue. Nous serons à la DGRH à leur initiative, le 15 avril.
Un rendez-vous est donc désormais proposé le 15 avril 2026 par Monsieur le Directeur Général des Ressources Humaines, précisément à la sous-direction des politiques sociales. Il ne pourra pas être un simple échange. Il devra être un moment de vérité.
Car la question n’est plus de savoir quels dispositifs existent. La question est simple : fonctionnent-ils réellement lorsque les agents en ont besoin ? Et si ce n’est pas le cas, qui en répond ?
HELPEN Éducation nationale prendra part à cet échange avec lucidité et détermination.
Non pour contester des principes. Mais pour exiger des actes. Non pour débattre de dispositifs. Mais pour obtenir des réponses. Non pour alimenter un dialogue de façade. Mais pour faire émerger une responsabilité.
Car une institution ne se juge pas à ce qu’elle dit faire. Elle se juge à ce qu’elle fait réellement.
Et aujourd’hui, une question demeure, entière : qui répond, concrètement, aux agents qui n’obtiennent plus de réponse ?
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