HELPEN - ASSOCIATION RECONNUE D'INTERET GENERAL - LUTTE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL ENTRE PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE
Aux organisations syndicales de l’Éducation nationale : ouvrons ensemble le débat sur l’inaction institutionnelle
Depuis plusieurs mois, HELPEN alerte sur le harcèlement moral entre agents et l’inaction institutionnelle qui l’accompagne. Nous sommes une association indépendante. Sans subvention. Sans affiliation. Libres de toute contrainte. Chaque semaine, des personnels nous saisissent. Les mécanismes de protection dysfonctionnent. Les alertes restent sans réponse. Nous avons demandé une commission d’enquête parlementaire. Non pour affaiblir l’institution. Mais pour la renforcer par la transparence. Une commission d’enquête ne remplace pas l’action syndicale. Elle peut l’appuyer. L’objectiver. Lui donner une portée nationale. Nous interpellons publiquement les organisations représentatives : Êtes-vous favorables à un examen parlementaire indépendant de ces mécanismes ?
Helpen
2/13/20263 min read


Aux organisations syndicales de l’Éducation nationale : ouvrons ensemble le débat sur l’inaction institutionnelle
Depuis plusieurs mois, l’association HELPEN alerte sur le harcèlement moral entre agents de l’Éducation nationale et, plus encore, les défaillances institutionnelles qui en empêchent le traitement effectif.
Nous nous adressons aujourd’hui publiquement à l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Non pas pour polémiquer, ni pour concurrencer. Mais pour poser une question simple : pouvons-nous collectivement laisser ce sujet demeurer un angle mort ?
Une position indépendante, libre de toute contrainte
HELPEN est une association d’intérêt général. Nous ne percevons aucune subvention. Nous ne dépendons d’aucune structure administrative. Nous ne sommes affiliés à aucun parti ni à aucune organisation syndicale.
Cette indépendance nous confère une liberté totale de parole. Elle nous impose aussi une responsabilité : celle de dire ce que nous constatons, sans calcul ni stratégie de négociation.
Chaque semaine, nous sommes saisis par des personnels en grande souffrance. Enseignants, AESH, personnels administratifs, cadres. Tous décrivent des mécanismes similaires : alertes sans réponse, protection fonctionnelle tardive ou inexistante, enquêtes internes opaques, isolement professionnel, peur des représailles. Ces situations ne sont plus marginales.
Pourquoi une commission d’enquête parlementaire ?
Nous avons demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la maltraitance institutionnelle au sein de l’Éducation nationale. Non pour affaiblir l’institution, mais pour la renforcer.
Lorsque les mécanismes internes ne suffisent plus à restaurer la confiance, il appartient au Parlement, organe de contrôle démocratique, d’examiner les blocages, d’auditionner les acteurs et de formuler des recommandations publiques.
Une commission d’enquête permet :
d’entendre sous serment,
d’accéder aux documents administratifs,
d’objectiver les responsabilités,
de distinguer clairement la faute individuelle du dysfonctionnement systémique.
Ce n’est pas un outil partisan. C’est un outil républicain.
Notre interpellation aux syndicats
Les organisations syndicales jouent un rôle central dans la défense des personnels. Elles accompagnent, conseillent, négocient, représentent.
Mais une question se pose désormais : les dispositifs actuels suffisent-ils ? Si le harcèlement moral entre agents relève parfois d’un système qui dysfonctionne, alors le traitement ne peut être uniquement individuel. Il doit être structurel.
Nous vous interpellons publiquement depuis six mois sur un point précis :êtes-vous favorables à un travail parlementaire indépendant permettant d’analyser ces mécanismes ?
Soutenir le principe d’une commission d’enquête ne revient pas à désavouer l’action syndicale. Au contraire, cela peut en prolonger la portée. Une commission auditionnera les syndicats. Elle donnera un cadre national aux constats déjà remontés localement.
Le silence collectif sur ce sujet pourrait être interprété comme une résignation. Or nous espérons que la résignation n’est pas votre ligne.
Un enjeu de confiance démocratique
L’École repose sur un principe fondamental : l’exemplarité. Nous ne pouvons pas exiger des élèves ce que l’institution ne garantit pas à ses agents.
Lorsque des personnels ont le sentiment que leurs alertes restent sans réponse, ce n’est pas seulement leur situation individuelle qui est en jeu. C’est la confiance dans l’État.
Nous sommes à un moment charnière. Si les citoyens perdent confiance dans les mécanismes de protection institutionnelle, la fracture démocratique s’élargira.
Un appel à la cohérence et au courage collectif
Nous ne cherchons pas l’affrontement. Nous cherchons l’alignement. Alignement entre les valeurs affichées (protection, solidarité, justice) et les moyens réellement mobilisés.
HELPEN poursuivra son travail, librement, avec les moyens modestes dont elle dispose. Mais nous pensons qu’un débat public clair entre associations et organisations syndicales serait salutaire.
L’École est un bien commun. Protéger ses agents n’est pas un sujet secondaire. Nous restons disponibles pour un échange public, transparent et argumenté.
Parce que sur ces questions, le silence n’est plus une option.
Soutenez l'action de notre collectif, signez et relayez notre pétition, que la souffrance des agents soit enfin entendue et combattue : https://c.org/kKp4fRqwF4
Solidarité, combativité
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